Le criquet a des antennes courtes ; la sauterelle a des antennes longues et fines. C’est le premier repère à observer sur un orthoptère adulte courant en France. Chez certaines femelles, la longue « lame » au bout de l’abdomen est un autre indice de sauterelle : elle sert à pondre. Le criquet n’est pas le mâle de la sauterelle. [1] [4]
Quelle différence entre criquet et sauterelle ?
Les antennes sont le premier repère : courtes chez le criquet, longues et fines chez la sauterelle. L’oviscapte et le chant apportent d’autres indices.

Dans cette comparaison
Commencer par les antennes
Regardez les deux appendices qui partent de la tête, et non les pattes arrière. Chez les criquets, les antennes sont nettement courtes. Chez les sauterelles, elles sont beaucoup plus longues et filiformes. Les deux groupes appartiennent aux orthoptères, mais les criquets relèvent des Caelifères, les sauterelles des Ensifères. [2]
Attention : les grillons sont aussi des Ensifères à longues antennes. « Antennes longues » permet donc d’écarter le criquet dans cette comparaison, mais ne suffit pas à nommer toute espèce photographiée. Pour une première observation, gardez le nom de groupe ; une identification précise demandera d’autres caractères. [3]
| Repère | Criquet | Sauterelle |
|---|---|---|
| Antennes | Courtes par rapport au corps. [1] | Longues et fines. [4] |
| Sous-ordre | Caelifères. [2] | Ensifères, comme les grillons. [2] |
| Organe de ponte de la femelle | Court ; pas de longue lame apparente. [1] | Oviscapte souvent allongé, visible chez de nombreuses espèces. [4] |
| Production du chant | Souvent frottement des pattes arrière sur les ailes antérieures. [4] | Frottement des ailes antérieures l’une contre l’autre. [4] |
| Position des organes auditifs | Sur les côtés de l’abdomen. [3] | Sur les pattes avant. [3] |
| Point commun | Pattes postérieures adaptées au saut ; des mâles et des femelles. | Même aptitude au saut et présence des deux sexes. [4] |
La longue lame n’est pas un dard
Une femelle de sauterelle peut porter un oviscapte, aussi appelé organe de ponte, allongé à l’arrière de l’abdomen. Il permet de déposer les œufs, par exemple dans le sol ou dans une tige selon l’espèce. Ce n’est pas un aiguillon. Son absence sur une photo ne prouve pas que l’insecte est un criquet : il peut s’agir d’un mâle, d’un jeune ou d’un angle qui cache cette partie. [2] [4]
Les jeunes orthoptères ressemblent aux adultes, mais leurs ailes et leurs organes génitaux ne sont pas encore complètement formés. Pour eux, une règle fondée seulement sur les ailes ou l’organe de ponte devient moins utile. [2]
Le chant apporte un indice ; le saut n’en apporte pas assez
Les deux groupes sautent et peuvent striduler. Les chants, souvent émis par les mâles, peuvent aider à reconnaître une espèce. Il faut toutefois comparer un enregistrement à des chants identifiés : entendre un simple « cri-cri » ne tranche pas entre criquet et sauterelle. Le vol ne suffit pas davantage, car certaines espèces d’orthoptères ont des ailes réduites ou absentes. [3]
Exemple : identifier sans aller trop vite
Imaginez deux photos prises dans un jardin. Sur A, on voit la tête entière, deux antennes courtes intactes et les grandes pattes arrière : « criquet » est une première identification cohérente. Sur B, le corps est bien visible mais les extrémités des antennes sortent du cadre : leur longueur réelle reste inconnue. La bonne conclusion pour B est de reprendre la photo plus largement, pas de choisir un nom à partir de la seule silhouette.
Pour rendre l’observation exploitable, photographiez l’insecte de côté et de dessus si possible, avec la tête et l’extrémité de l’abdomen dans le cadre. Notez le lieu et la date ; ajoutez le chant si vous l’entendez. Ce petit dossier permet de comparer des caractères visibles au lieu d’accumuler des suppositions.
- Antennes visibles et intactes ? Sinon, compléter l’observation.
- Courtes ? Piste du criquet. Longues ? Piste des Ensifères, dont sauterelles et grillons.
- Pour aller à l’espèce : comparer d’autres caractères et, si disponible, le chant.
Trois observations à interpréter
De longues antennes prouvent-elles à elles seules que c’est une sauterelle ?
Non. Un grillon possède aussi de longues antennes. Ce repère distingue d’abord les grands groupes ; il n’identifie pas automatiquement l’espèce. [3]
Une longue lame au bout de l’abdomen sert-elle à piquer ?
Non. Chez la femelle de sauterelle, il s’agit de l’oviscapte, utilisé pour pondre. [4]
Un insecte saute et chante : peut-on choisir entre les deux noms ?
Pas avec ces seuls indices. Les criquets comme les sauterelles peuvent sauter et striduler ; il faut observer notamment leurs antennes. [3]
Questions fréquentes
Le criquet est-il le mâle de la sauterelle ?
Non. Chaque groupe comprend des mâles et des femelles. Ce sont des groupes différents d’orthoptères. [4]
Une photo sans les antennes permet-elle une identification certaine ?
Pas avec la méthode proposée ici. L’angle, les ailes ou l’abdomen peuvent apporter des indices, mais mieux vaut garder une identification provisoire que présenter une supposition comme une certitude.
Sources
- Université de Lille — Insecte Orthoptère (Criquet) — Les dunes littorales.
- INRAE — Orthoptera — Info-Insectes.
- Parc national du Mercantour — Orthoptères, insectes sauteurs !.
- Parc national des Écrins — O comme… Orthoptères.
Sources vérifiées le 26 octobre 2026. Texte préparé avec une assistance d’intelligence artificielle, puis relu et vérifié à partir des sources ci-dessus. Illustration créée avec une intelligence artificielle ; elle est explicative et ne constitue pas une photographie documentaire.


